
La question combien se verser de dividendes en 2026 revient souvent chez les dirigeants : “J’ai du résultat, je peux tout sortir en dividendes ?”. En 2026, la réponse change un peu, car la flat tax a augmenté. Avant de choisir un montant, il faut comprendre 3 choses : ce que la société a le droit de distribuer, combien ça coûte en impôts et (parfois) en cotisations, et si c’est cohérent avec vos objectifs perso (protection, retraite, projet immo, capacité d’emprunt).
Depuis le 1er janvier 2026, le prélèvement forfaitaire unique sur la plupart des revenus du capital (dont les dividendes) est de 31,4 %. Il est composé de 12,8 % d’impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux. (Service Public Entreprendre)
Concrètement : si vous étiez habitué à “30 %”, votre net après impôt baisse un peu à montant égal. Cela pousse certains dirigeants à mieux calibrer le “combien” et surtout le “quand”.
Avant l’impôt, il y a le droit des sociétés et la comptabilité. Vous ne distribuez pas “ce qu’il reste sur le compte bancaire”, vous distribuez un bénéfice distribuable. En pratique, il faut regarder : le résultat, les pertes antérieures, les réserves, et la décision en assemblée (PV).
Point clé : le dividende se décide en général après l’approbation des comptes. Si vous avez besoin de cash en cours d’année, on peut aussi envisager des acomptes sur dividendes, mais ce n’est pas automatique : il y a un cadre précis et des conditions.
Chez Exalt Conseil (cabinet d’expertise comptable à La Rochelle), Stanislas Delanoue vérifie systématiquement ce “droit à distribuer” avant de parler optimisation : c’est la base d’une décision fiable, et ça évite les mauvaises surprises.
Un dividende, c’est de l’argent “après un premier impôt”. Le chemin classique est :
La fiscalité “standard” du dividende, c’est le PFU. Mais certains statuts ajoutent un sujet social.
En SASU/SAS, les dividendes ne sont en principe pas soumis aux cotisations sociales du dirigeant. Vous êtes le plus souvent sur : Flat Tax à 31,4 % (sauf option au barème). (Service Public Entreprendre)
Conséquence : c’est lisible, mais il faut penser à l’équilibre global (IS + PFU + protection sociale du dirigeant si salaire faible).
En SARL/EURL (gérant majoritaire), une partie des dividendes peut être assujettie à cotisations : au-delà de 10 % du total capital + primes d’émission + apports en compte courant (selon les cas). (Service Public Entreprendre)
Ce point change souvent le “bon montant” : au-delà du seuil, le coût social peut être plus élevé qu’attendu, même si cela peut aussi créer des droits (maladie, retraite).
Par défaut, les dividendes vont au PFU. Mais vous pouvez choisir l’option au barème progressif de l’IR. Cette option peut devenir intéressante si votre tranche est faible (0 % ou 11 %), car elle ouvre notamment : abattement de 40 % sur les dividendes et déductibilité d’une partie de la CSG. (Service Public Entreprendre)
Attention : l’option au barème vaut en général pour l’ensemble des revenus concernés, donc on compare au cas par cas, avec une simulation.
Voici une méthode pragmatique, utilisée dans les arbitrages Exalt Conseil.
Exemples : 1 500 €, 3 000 €, 6 000 € par mois, ou un objectif annuel (voyage, apport immo, remboursement d’un prêt). Sans objectif, on “sort au hasard”.
Le dividende ne doit pas fragiliser l’entreprise : TVA, charges, URSSAF, investissements, saisonnalité, besoin en fonds de roulement.
Si vous avez un projet structurant, la logique peut être de garder du cash et de sortir moins, même si “fiscalement” vous pourriez sortir plus.
Le vrai sujet n’est pas “dividende vs salaire” en général, c’est l’équilibre entre :
Pour aller plus loin selon votre situation :
En pratique, non “automatiquement”. Le dividende est en général décidé après l’approbation des comptes. Il existe des acomptes sur dividendes possibles dans certains cas, mais il faut respecter un cadre (documents, décision, conditions). Le plus simple est souvent de lisser votre revenu avec une rémunération mensuelle, puis de compléter par un dividende annuel si la trésorerie le permet.
Pour la majorité des dividendes perçus par une personne physique, le régime par défaut est le à 31,4 % depuis le 1er janvier 2026. (Service Public Entreprendre)
Il existe des exceptions et surtout une alternative : l’option au barème de l’IR.
Souvent quand votre tranche d’imposition est faible (0 % ou 11 %). L’option au barème permet notamment l’abattement de 40 % sur les dividendes et la déductibilité partielle de la CSG. (Service Public Entreprendre)
Mais il faut simuler, car l’option peut concerner un ensemble de revenus, pas uniquement un dividende isolé.
Ils peuvent coûter plus cher si vous dépassez le seuil 10 % (capital + primes + compte courant) : la part au-delà peut être assujettie à cotisations sociales. (Service Public Entreprendre)
Cela dit, “plus cher” ne veut pas toujours dire “mauvais” : ces cotisations peuvent améliorer la protection et la retraite. D’où l’intérêt de raisonner avec vos objectifs.
En première approche, en SASU/SAS : net ≈ dividende brut × (1 − 31,4 %) = environ 68,6 % net après PFU. (Service Public Entreprendre)
Ensuite on affine : option barème, situation familiale, autres revenus, et (en SARL/EURL) l’éventuel basculement en cotisations au-delà du seuil.
Les banques préfèrent souvent des revenus réguliers (rémunération) et une trésorerie d’entreprise stable. Des dividendes très variables peuvent compliquer un dossier, même si c’est légal et optimisé. Quand un projet immo est proche, on peut adapter la stratégie : sécuriser un niveau de rémunération, puis distribuer le surplus au bon moment.
En 2026, le réflexe “je sors tout en dividendes” est rarement le meilleur. Avec la flat tax à 31,4 % et, selon le statut, le risque de cotisations au-delà du seuil, le bon montant dépend surtout de vos objectifs et de la trésorerie réelle. Si vous voulez un arbitrage clair, Exalt Conseil peut vous proposer une simulation personnalisée (rémunération + dividendes + protection + projet), puis un plan d’action concret. Vous pouvez démarrer via le formulaire de contact ou regarder les honoraires et le contenu des offres sur le site. (Service Public Entreprendre)