Combien se verser de dividendes en 2026 ?

Combien se verser de dividendes en 2026 ? Règles, flat tax à 31,4 %, seuil 10 % en SARL/EURL et méthode simple pour décider.
Par Stanislas Delanoue
February 23, 2026
Combien se verser de dividendes en 2026 ? Exalt Conseil

Table des matières

    La question combien se verser de dividendes en 2026 revient souvent chez les dirigeants : “J’ai du résultat, je peux tout sortir en dividendes ?”. En 2026, la réponse change un peu, car la flat tax a augmenté. Avant de choisir un montant, il faut comprendre 3 choses : ce que la société a le droit de distribuer, combien ça coûte en impôts et (parfois) en cotisations, et si c’est cohérent avec vos objectifs perso (protection, retraite, projet immo, capacité d’emprunt).

    En bref

    • En 2026, le PFU (flat tax) sur les dividendes passe à 31,4 % (au lieu de 30 %). (Service Public Entreprendre)
    • En SARL/EURL avec gérant majoritaire, la part au-delà de 10 % (capital + primes + compte courant) peut basculer en cotisations sociales. (mon-entreprise.urssaf.fr)
    • Le bon montant se décide avec une méthode simple : résultat distribuable, fiscalité, trésorerie, puis arbitrage rémunération/dividendes selon vos objectifs.

    Ce qui change en 2026 : la flat tax passe à 31,4 %

    Depuis le 1er janvier 2026, le prélèvement forfaitaire unique sur la plupart des revenus du capital (dont les dividendes) est de 31,4 %. Il est composé de 12,8 % d’impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux. (Service Public Entreprendre)
    Concrètement : si vous étiez habitué à “30 %”, votre net après impôt baisse un peu à montant égal. Cela pousse certains dirigeants à mieux calibrer le “combien” et surtout le “quand”.

    Etape 1 : vérifier ce que votre société peut distribuer

    Avant l’impôt, il y a le droit des sociétés et la comptabilité. Vous ne distribuez pas “ce qu’il reste sur le compte bancaire”, vous distribuez un bénéfice distribuable. En pratique, il faut regarder : le résultat, les pertes antérieures, les réserves, et la décision en assemblée (PV).
    Point clé : le dividende se décide en général après l’approbation des comptes. Si vous avez besoin de cash en cours d’année, on peut aussi envisager des acomptes sur dividendes, mais ce n’est pas automatique : il y a un cadre précis et des conditions.
    Chez Exalt Conseil (cabinet d’expertise comptable à La Rochelle), Stanislas Delanoue vérifie systématiquement ce “droit à distribuer” avant de parler optimisation : c’est la base d’une décision fiable, et ça évite les mauvaises surprises.

    Etape 2 : comprendre la double fiscalité des dividendes

    Un dividende, c’est de l’argent “après un premier impôt”. Le chemin classique est :

    1. la société fait un bénéfice et paie l’IS (impôt sur les sociétés)
    2. ce qui reste peut être distribué
    3. le dirigeant (personne physique) paie ensuite l’impôt sur le dividende (souvent via la Flat Tax de 31,4 %) (Service Public Entreprendre)
      Donc, demander “combien sortir” revient souvent à arbitrer : sortir un peu maintenant, garder du cash pour investir, lisser sur plusieurs années, ou combiner avec de la rémunération.

    Etape 3 : SASU/SAS et EURL/SARL, ce n’est pas le même match

    La fiscalité “standard” du dividende, c’est le PFU. Mais certains statuts ajoutent un sujet social.

    Cas le plus simple : SASU/SAS (assimilé salarié)

    En SASU/SAS, les dividendes ne sont en principe pas soumis aux cotisations sociales du dirigeant. Vous êtes le plus souvent sur : Flat Tax à 31,4 % (sauf option au barème). (Service Public Entreprendre)
    Conséquence : c’est lisible, mais il faut penser à l’équilibre global (IS + PFU + protection sociale du dirigeant si salaire faible).

    Cas à surveiller : SARL/EURL avec gérant majoritaire (TNS)

    En SARL/EURL (gérant majoritaire), une partie des dividendes peut être assujettie à cotisations : au-delà de 10 % du total capital + primes d’émission + apports en compte courant (selon les cas). (Service Public Entreprendre)
    Ce point change souvent le “bon montant” : au-delà du seuil, le coût social peut être plus élevé qu’attendu, même si cela peut aussi créer des droits (maladie, retraite).

    Situation Traitement le plus fréquent Point d’attention
    SASU / SAS PFU 31,4 % sur les dividendes (par défaut) Si salaire faible : protection sociale et retraite à piloter
    SARL / EURL gérant majoritaire Jusqu’au seuil : logique “dividende” ; au-delà : possible cotisations sociales Seuil 10 % (capital + primes + compte courant) à calculer proprement
    Option barème IR (au lieu PFU) IR après abattement 40 % + CSG partiellement déductible Souvent utile si vous êtes à 0 % ou 11 % de tranche

    PFU ou barème : quand le barème peut être meilleur

    Par défaut, les dividendes vont au PFU. Mais vous pouvez choisir l’option au barème progressif de l’IR. Cette option peut devenir intéressante si votre tranche est faible (0 % ou 11 %), car elle ouvre notamment : abattement de 40 % sur les dividendes et déductibilité d’une partie de la CSG. (Service Public Entreprendre)
    Attention : l’option au barème vaut en général pour l’ensemble des revenus concernés, donc on compare au cas par cas, avec une simulation.

    Méthode simple pour décider “combien” en 2026

    Voici une méthode pragmatique, utilisée dans les arbitrages Exalt Conseil.

    1) fixer votre besoin net personnel

    Exemples : 1 500 €, 3 000 €, 6 000 € par mois, ou un objectif annuel (voyage, apport immo, remboursement d’un prêt). Sans objectif, on “sort au hasard”.

    2) vérifier la trésorerie et le plan d’action

    Le dividende ne doit pas fragiliser l’entreprise : TVA, charges, URSSAF, investissements, saisonnalité, besoin en fonds de roulement.
    Si vous avez un projet structurant, la logique peut être de garder du cash et de sortir moins, même si “fiscalement” vous pourriez sortir plus.

    3) calculer le coût complet

    4) arbitrer avec la rémunération

    Le vrai sujet n’est pas “dividende vs salaire” en général, c’est l’équilibre entre :

    • impôt
    • cotisations sociales (et donc protection + retraite)
    • capacité d’emprunt (les banques aiment souvent la stabilité)
    • stabilité de trésorerie
      C’est typiquement le type d’arbitrage traité dans l’offre conseil du dirigeant, car la meilleure décision dépend de votre vie perso autant que de la compta.

    Erreurs fréquentes à éviter

    • Distribuer “parce que le compte en banque est haut” sans regarder le résultat distribuable
    • Oublier que les dividendes sont souvent “après IS” (double étage)
    • En SARL/EURL : oublier le seuil 10 % et découvrir les cotisations après coup (Service Public Entreprendre)
    • Choisir PFU ou barème sans simulation (alors que le barème peut être gagnant à faible tranche) (Service Public Entreprendre)
    • Sortir trop d’un coup et se retrouver coincé sur TVA/charges, ou sur un projet d’investissement

    Liens internes utiles sur exalt conseil

    Pour aller plus loin selon votre situation :

    FAQ : dividendes 2026

    Peut-on se verser des dividendes tous les mois ?

    En pratique, non “automatiquement”. Le dividende est en général décidé après l’approbation des comptes. Il existe des acomptes sur dividendes possibles dans certains cas, mais il faut respecter un cadre (documents, décision, conditions). Le plus simple est souvent de lisser votre revenu avec une rémunération mensuelle, puis de compléter par un dividende annuel si la trésorerie le permet.

    Est-ce que la flat tax 2026 s’applique à tous les dividendes ?

    Pour la majorité des dividendes perçus par une personne physique, le régime par défaut est le à 31,4 % depuis le 1er janvier 2026. (Service Public Entreprendre)
    Il existe des exceptions et surtout une alternative : l’option au barème de l’IR.

    Quand l’option au barème est-elle intéressante ?

    Souvent quand votre tranche d’imposition est faible (0 % ou 11 %). L’option au barème permet notamment l’abattement de 40 % sur les dividendes et la déductibilité partielle de la CSG. (Service Public Entreprendre)
    Mais il faut simuler, car l’option peut concerner un ensemble de revenus, pas uniquement un dividende isolé.

    En EURL/SARL, c’est vrai que les dividendes peuvent coûter très cher ?

    Ils peuvent coûter plus cher si vous dépassez le seuil 10 % (capital + primes + compte courant) : la part au-delà peut être assujettie à cotisations sociales. (Service Public Entreprendre)
    Cela dit, “plus cher” ne veut pas toujours dire “mauvais” : ces cotisations peuvent améliorer la protection et la retraite. D’où l’intérêt de raisonner avec vos objectifs.

    Comment calculer rapidement un dividende “net dans ma poche” ?

    En première approche, en SASU/SAS : net ≈ dividende brut × (1 − 31,4 %) = environ 68,6 % net après PFU. (Service Public Entreprendre)
    Ensuite on affine : option barème, situation familiale, autres revenus, et (en SARL/EURL) l’éventuel basculement en cotisations au-delà du seuil.

    Quel lien entre dividendes et capacité d’emprunt ?

    Les banques préfèrent souvent des revenus réguliers (rémunération) et une trésorerie d’entreprise stable. Des dividendes très variables peuvent compliquer un dossier, même si c’est légal et optimisé. Quand un projet immo est proche, on peut adapter la stratégie : sécuriser un niveau de rémunération, puis distribuer le surplus au bon moment.

    Passer à l’action : un arbitrage simple, puis une simulation

    En 2026, le réflexe “je sors tout en dividendes” est rarement le meilleur. Avec la flat tax à 31,4 % et, selon le statut, le risque de cotisations au-delà du seuil, le bon montant dépend surtout de vos objectifs et de la trésorerie réelle. Si vous voulez un arbitrage clair, Exalt Conseil peut vous proposer une simulation personnalisée (rémunération + dividendes + protection + projet), puis un plan d’action concret. Vous pouvez démarrer via le formulaire de contact ou regarder les honoraires et le contenu des offres sur le site. (Service Public Entreprendre)

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