
Votre besoin en fonds de roulement d’exploitation (BFR), c’est l’argent “entre les deux” : vous payez vos achats, vos salaires ou vos charges… mais vos clients ne vous ont pas encore réglé. Ce décalage peut vider la trésorerie, même si l’entreprise est rentable. Savoir comment financer son BFR permet d’éviter les tensions, les retards de paiement et le stress du dirigeant.
Chez Exalt Conseil, cabinet d’expertise comptable à La Rochelle, nous voyons souvent la même situation : une TPE/PME grandit, les ventes augmentent… et la trésorerie se tend. Ce n’est pas un paradoxe : c’est souvent un BFR qui monte.
Le BFR d’exploitation correspond à l’argent dont vous avez besoin pour faire tourner l’activité au quotidien. Il dépend de trois éléments : les stocks, les factures clients non encaissées, et ce que vous devez à vos fournisseurs.
Quand votre BFR augmente, cela veut dire que l’entreprise “avance” plus d’argent qu’avant. Exemple : vous achetez plus de marchandises pour répondre à la demande, mais vos clients payent à 45 jours. Résultat : plus de ventes, mais moins de cash.
Pour une définition claire et des exemples, la ressource Bpifrance Création est utile.
Voici des signaux simples, faciles à reconnaître : vous êtes souvent à découvert, vous relancez les clients plus qu’avant, vous repoussez certains paiements, ou vous hésitez à investir alors que l’activité marche.
Un point clé : un problème de BFR n’est pas “juste” un problème bancaire. C’est d’abord un problème de cycle d’exploitation (le rythme entrées/sorties d’argent).
Chez Exalt Conseil, nous commençons généralement par un diagnostic court : délais moyens de paiement, niveau de stock, marge, saisonnalité, et un prévisionnel de trésorerie. Ensuite, on choisit les bons leviers.
Financer le BFR peut être nécessaire, mais ce n’est pas toujours suffisant. La meilleure approche est souvent mixte : 1) réduire le besoin quand c’est possible, 2) sécuriser une solution de financement pour absorber les décalages.
Actions simples (souvent très efficaces) : demander un acompte, facturer plus tôt, relancer avec un processus régulier, proposer le prélèvement, réduire les stocks dormants, ou renégocier certains délais fournisseurs.
Même un petit gain (ex. 7 jours de délai client en moins) peut libérer beaucoup de trésorerie.
Certaines périodes consomment plus de cash : forte croissance, saison haute, nouveau contrat, hausse des prix d’achat, ou gros stock à constituer. Dans ces cas, le financement sert de “pont” pour éviter la rupture de trésorerie.
C’est la solution la plus connue. Elle peut aider sur des petits trous de trésorerie, mais elle devient risquée si elle est utilisée en continu. On l’utilise plutôt comme filet de sécurité, pas comme moteur.
Votre banque peut proposer un prêt court (quelques mois) pour absorber un pic. Utile si le besoin est ponctuel et bien expliqué, avec un plan de remboursement réaliste.
L’affacturage (factoring) consiste à céder certaines factures à un organisme qui vous avance une partie du montant, puis se rembourse quand le client paye. Cela peut aussi inclure la relance et parfois une garantie contre les impayés. La fiche officielle de l’administration résume bien le principe et les points d’attention.
C’est une solution proche de l’avance sur factures : vous mobilisez vos créances clients pour obtenir du cash plus vite. C’est souvent plus simple à mettre en place que ce que l’on imagine, surtout si votre facturation est régulière.
Parfois, un apport temporaire du dirigeant aide à passer une phase courte. Mais cela doit être encadré (capacité personnelle, objectifs, calendrier de remboursement) et cohérent avec votre stratégie globale.
Les financeurs aiment la clarté. Un bon dossier tient souvent en quelques pages : votre activité, vos clients, votre marge, votre historique, et surtout un plan de trésorerie sur 3 à 6 mois.
Un point simple mais puissant : expliquer le “pourquoi” du BFR. Croissance ? Saisonnalité ? Stock ? Nouveau marché ? Plus vous racontez une histoire cohérente, plus la solution devient accessible.
Si vous êtes bloqué (refus, réduction de ligne, dénonciation), la Médiation du crédit de la Banque de France peut aider à renouer le dialogue avec les partenaires financiers.
Stanislas Delanoue, expert-comptable diplômé, accompagne des dirigeants de TPE/PME, artisans, freelances, commerçants et restaurateurs avec une méthode simple : comprendre, chiffrer, décider, agir. L’objectif n’est pas d’empiler des outils, mais de choisir ceux qui protègent votre trésorerie et votre énergie.
Selon vos besoins, vous pouvez vous appuyer sur les offres du cabinet : accompagnement comptable et pilotage (tableaux de bord), conseil du dirigeant, ou appui à la création et au prévisionnel via les pages du site : https://www.exaltconseil.com/offres et https://www.exaltconseil.com/conseil-dirigeant
Et si votre BFR est lié à un projet d’investissement ou à une structuration patrimoniale, l’accompagnement immobilier peut aussi s’intégrer dans la stratégie globale : https://www.exaltconseil.com/immobilier
Quand vous vendez plus, vous achetez souvent plus (stock, sous-traitance, matières premières) et vous avancez plus de charges avant d’être payé. Si vos clients payent à 30, 45 ou 60 jours, votre trésorerie peut baisser même si l’activité progresse. Dans ce cas, il faut souvent financer le BFR temporairement et, en parallèle, améliorer les délais d’encaissement.
Un indice simple : si vos marges sont correctes mais que la trésorerie est tendue “entre deux paiements”, c’est souvent du BFR. Si, au contraire, chaque vente vous fait perdre de l’argent (marge trop faible), financer ne suffira pas : le problème est structurel. Un tableau de bord et un prévisionnel permettent de trancher rapidement.
Oui, dans certains cas : factures régulières, clients professionnels, délais de paiement longs, et besoin d’encaisser plus vite. L’affacturage peut être très utile en période de croissance. En revanche, il faut comparer les coûts et vérifier l’impact sur la relation client (qui relance, comment, quelles factures sont cédées).
Le découvert est pratique pour absorber de petits décalages, mais il devient dangereux s’il sert à financer un besoin permanent. Le crédit court terme est plus adapté si vous pouvez expliquer un pic ponctuel (saison, gros contrat) avec un plan de remboursement. Souvent, on combine : un découvert “filet de sécurité” + un financement mieux calibré.
L’idée n’est pas d’être dur, mais d’être clair : conditions de paiement annoncées, facturation rapide, relance régulière, moyens de paiement simples (virement, prélèvement), et parfois acompte au démarrage. Beaucoup de clients acceptent si c’est présenté comme une règle normale. Réduire le BFR, c’est aussi mieux gérer les stocks et éviter les achats inutiles.
D’abord, comprendre le motif : manque de visibilité, chiffres incomplets, besoin mal chiffré, ou inquiétude sur le remboursement. Ensuite, renforcer le dossier (prévisionnel, explications, garanties) et envisager des alternatives : affacturage, mobilisation de créances, ajustements internes, ou appui externe. En cas de blocage, la Médiation du crédit de la Banque de France est une voie utile pour rouvrir la discussion.
Si votre BFR d’exploitation met la trésorerie sous pression, l’objectif est double : sécuriser un financement adapté et réduire progressivement le besoin, sans freiner l’activité. Exalt Conseil peut vous aider à chiffrer précisément le BFR, construire un prévisionnel clair, et choisir les bons leviers (banque, affacturage, organisation interne) avec une approche humaine et rigoureuse.
Pour démarrer, vous pouvez consulter les offres et prendre contact : https://www.exaltconseil.com/contact
Et si votre projet concerne une création, une évaluation ou une structuration, ces pages peuvent aussi vous guider : https://www.exaltconseil.com/creation-entreprise et https://www.exaltconseil.com/evaluation-dentreprise-valorisation-de-societe-pme