
Évaluer une entreprise, c’est estimer sa valeur pour un projet concret : acheter, vendre, faire entrer un associé, transmettre, ou simplement vérifier si le prix discuté est cohérent. Les méthodes d’évaluation d’entreprise sont des outils qui donnent une fourchette. Ensuite, la négociation, le financement et le risque font le prix final.
Chez Exalt Conseil, cabinet d’expertise comptable à La Rochelle, Stanislas Delanoue accompagne des dirigeants de TPE/PME, artisans, freelances, restaurateurs et commerçants pour sécuriser une reprise, préparer une cession ou structurer une stratégie patrimoniale. L’évaluation est souvent le point de départ d’un plan d’action clair.
Une évaluation sert à répondre à une question simple : “À quel niveau de valeur ce projet reste raisonnable ?” Elle aide à préparer une cession ou une reprise, à discuter avec une banque (valeur “finançable”), à faire entrer un associé, à gérer un conflit entre associés, ou à organiser une transmission familiale.
Dans la pratique, une évaluation sérieuse commence par un diagnostic : qualité de l’équipe, dépendance à un client, contrats, marges, trésorerie, dettes, et perspectives.
On retrouve trois familles : la valorisation patrimoniale, la valorisation par la rentabilité, et la valorisation par comparaison. Bpifrance Création rappelle l’intérêt de combiner ces approches pour éviter une vision trop “mono-méthode”.
La méthode patrimoniale répond à : “Qu’est-ce que l’entreprise possède, et qu’est-ce qu’elle doit ?” L’idée est d’estimer un actif net : actifs (matériel, stocks, créances, immobilier…) moins dettes (emprunts, fournisseurs, charges…).
On distingue deux niveaux :
Forces : simple à comprendre, rassurante, bonne base de discussion.
Limites : capte mal le potentiel (croissance, marque, savoir-faire) et peut sous-estimer une entreprise très rentable mais “légère” en actifs.
Ici, on cherche à répondre à : “Combien l’entreprise est capable de générer comme résultats dans le futur ?” On s’appuie sur des indicateurs comme l’EBE, le résultat d’exploitation, ou le cash-flow.
La méthode des multiples est très utilisée en PME : on applique un coefficient à un indicateur (souvent l’EBE). Exemple : valeur = EBE × multiple. Le multiple dépend du secteur, du risque, de la taille et de la stabilité des résultats.
Point clé : un multiple doit être justifié. Deux entreprises avec le même EBE peuvent valoir très différemment selon la récurrence des revenus et le niveau de risque.
Le DCF (Discounted Cash Flows) consiste à estimer les flux de trésorerie futurs et à les “ramener” à aujourd’hui avec un taux qui reflète le risque. C’est une méthode puissante, mais elle demande des hypothèses solides (croissance, marge, investissements).
Forces : colle au potentiel, utile pour les entreprises en croissance ou les activités de services.
Limites : très sensible aux hypothèses. Si le prévisionnel est fragile, la valeur peut varier fortement.
La méthode comparative répond à : “À combien se vendent des entreprises similaires ?” On compare avec des transactions : même métier, même zone, taille comparable, niveau de marge proche.
Elle est très parlante en négociation, mais nécessite des données fiables et vraiment comparables. Sinon, on obtient une fourchette trop large.
Avant de calculer, on “nettoie” souvent les chiffres. On parle de normalisation :
En pratique, on combine :
Un commerçant (“Thomas”) souhaite reprendre un point de vente. Le prix demandé semble “dans le marché”. Mais l’analyse montre une dépendance à deux clients, et des résultats gonflés par une rémunération du dirigeant très basse. Après normalisation, l’EBE baisse, le multiple raisonnable baisse aussi, et la valeur “finançable” devient plus réaliste. Résultat : une négociation plus saine et un dossier bancaire plus solide.
C’est typiquement le type d’arbitrage mené chez Exalt Conseil : relier les chiffres, le risque, et le projet du dirigeant pour bâtir un plan d’action.
Il n’y a pas une seule meilleure méthode. La bonne approche dépend du secteur, de la taille, de la stabilité des résultats et du type de transaction. En général, on combine patrimoniale, rentabilité et comparaison pour obtenir une fourchette cohérente.
Parce que la valeur dépend d’hypothèses (croissance, marges, risque), et parce que le marché peut payer plus ou moins selon la rareté, la concurrence entre acheteurs, et le financement possible. Une fourchette est plus utile pour négocier.
C’est l’ajustement des résultats pour se rapprocher d’une activité “normale” : retirer l’exceptionnel, corriger une rémunération atypique du dirigeant, vérifier des charges personnelles, et ajuster certains loyers ou prestations.
Ils sont utiles, mais seulement si l’EBE est “propre” et si le multiple est justifié. Deux entreprises avec le même EBE peuvent valoir très différemment selon la récurrence des revenus et le niveau de risque.
Le DCF est pertinent quand le futur compte beaucoup : entreprise en croissance, modèle avec investissements, ou projet structuré avec un prévisionnel solide. Il est moins adapté si l’activité est instable ou si les hypothèses sont difficiles à défendre.
Ce n’est pas obligatoire, mais c’est recommandé dès qu’il y a un enjeu financier important. Un expert-comptable apporte la rigueur : diagnostic, normalisation, choix des méthodes, cohérence, et capacité à expliquer la valeur à une banque ou à un vendeur.
Si vous envisagez une reprise, une cession, ou une entrée d’associé, l’objectif n’est pas seulement de “sortir un chiffre”. L’objectif est de sécuriser votre décision et de construire un plan d’action (financement, structure, rémunération, stratégie patrimoniale).
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